Nouvelle expérimentation d'impression 3D d’un bâtiment pour Bouygues Bâtiment Grand Ouest

3/11/2020

À l’heure où la transition numérique et la robotique ouvrent la voie à des développements prometteurs pour la construction et l’habitat de demain, Bouygues Bâtiment Grand Ouest a orchestré, à Harfleur (76), une nouvelle expérimentation d’impression 3D. 

 

Fruit de la collaboration entre le bailleur social Immobilière Basse Seine (société de 3F/groupe Action Logement), Bouygues Bâtiment Grand Ouest et Archétude, Sphère est sortie de terre en seulement 8 jours au cœur de la résidence « Maréchal de Lattre de Tassigny » d’Immobilière Basse Seine. Il s’agit du troisième* bâtiment imprimé en 3D en France et du premier en région Normandie.

Dessiné par Archétude, Sphère est un bâtiment indépendant de 29 m² qui abolit l’angle droit pour offrir un espace moderne et convivial. Il sera dédié au gardien et à l’accueil des locataires d’Immobilière Basse Seine.

 

Une technologie de construction additive développée par Cybe

Pour cette nouvelle expérimentation, Bouygues Bâtiment Grand Ouest, avec l’appui de la R&D Bouygues Construction, a fait appel à la startup CyBe qui a déjà plusieurs réalisations à son actif à travers le monde, notamment à Dubaï avec le R&Drone laboratory en 2017. La startup hollandaise met en œuvre une technologie très innovante d’impression en 3D au moyen d’un robot 6 axes de grandes dimensions, le robot CyBe R 3Dp ne nécessitant que 2 pilotes. Mobile, il permet d’imprimer directement sur site ou de pré-fabriquer en fonction des besoins. Cette technologie repose sur l’impression directe du béton, contrairement à Yhnova, avec la technologie BatiPrint3D TM, qui consistait à imprimer un coffrage en polyuréthane destiné à être rempli de béton.

Les murs de cet espace de 29 m² sont réalisés en 9 pièces majeures verticales indépendantes de 2,5 m de largeur et jusqu’à 3,3 m de hauteur.  Le robot de CyBe imprime directement sur site les parois en béton en différentes couches successives. Les murs sont composés de plusieurs peaux qui renferment l’isolant et une structure de chaînage.

 

Ce nouveau démonstrateur vient illustrer l’avancée que constituent les techniques d’impression 3D et leur changement d’échelle appliquée au secteur de la construction. Il met également en lumière les perspectives que ces technologies peuvent offrir pour bâtir plus simplement et plus durablement.

  • En termes de qualité des réalisations, d’esthétique et d’architecture, l’impression 3D permet en effet de créer simplement les formes les plus complexes et ainsi de gagner en liberté de conception
  • Sur les chantiers, elle offre un gain de temps considérable, gage d’économies et de productivité.  Elle permettra, à terme, de rendre accessibles les lieux de vie de demain au plus grand nombre en réduisant les coûts
  • Elle contribue en outre à réduire la pénibilité des métiers de la construction et à limiter les postes à risques ou générateurs de troubles musculo-squelettiques, grâce à la robotisation de certaines tâches. Un atout majeur pour la santé et la sécurité des professionnels
  • Enfin, grâce à l’optimisation topologique qui est déjà perceptible dans cet ouvrage expérimental, elle permettra de ne mettre en œuvre que la matière nécessaire et ainsi de réduire les déchets (qui peuvent représenter jusqu’à 8% de la quantité de matière d’une construction) pour un impact environnemental maîtrisé